Fondée en 1975, la CEDEAO a franchi le cap de son cinquantième anniversaire en 2025. Cet âge institutionnel invite moins à dresser un palmarès qu’à poser une question simple : que doit désormais signifier l’intégration pour les citoyens?

01

Passer des États aux peuples

La Vision 2050 de la CEDEAO place les populations, la paix et la prospérité au centre du projet régional. Cette orientation suppose que les politiques communes soient jugées à partir de résultats concrets : traverser une frontière plus facilement, commercer à moindre coût, étudier ou travailler dans un autre pays, accéder à une énergie plus fiable.

02

Reconstruire la confiance

Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger en janvier 2025 a modifié la configuration de la Communauté, désormais composée de douze États. La priorité n’est donc pas seulement institutionnelle. Elle consiste aussi à préserver les liens humains, économiques et géographiques qui dépassent les appartenances politiques du moment.

03

Rendre l’intégration mesurable

Une nouvelle étape pourrait s’appuyer sur quelques engagements lisibles : temps de passage aux frontières, coût du transport sur les corridors, reconnaissance des qualifications, échanges d’électricité et part des achats publics ouverts aux entreprises régionales. Une intégration mesurée devient plus facile à expliquer, à évaluer et à améliorer.

À retenirLe prochain souffle de la CEDEAO dépendra de sa capacité à transformer une vision régionale en services et possibilités réellement perceptibles.