La CEDEAO, le gouvernement togolais et l’Université de Lomé ont validé une feuille de route pour harmoniser le master d’interprétation de conférence et créer un master professionnel en traduction. Derrière cette initiative universitaire se trouve un enjeu régional souvent discret : rendre le dialogue institutionnel réellement accessible dans un espace profondément multilingue.

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Comprendre pour participer

Les décisions régionales circulent entre des institutions, des administrations nationales, des entreprises et des citoyens qui ne travaillent pas toujours dans la même langue. Une traduction précise ne constitue donc pas un simple service technique : elle conditionne la compréhension des règles, la qualité des négociations et la possibilité de participer aux politiques communes.

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Former un vivier régional

L’harmonisation du master en interprétation et la création d’une formation en traduction peuvent renforcer la disponibilité de professionnels formés selon des standards communs. La feuille de route prévoit également une place pour les technologies de traduction et les outils neuronaux, qui devront compléter l’expertise humaine plutôt que s’y substituer.

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Faire vivre la diversité linguistique

Le français, l’anglais et le portugais demeurent les langues officielles les plus utilisées par les institutions ouest-africaines, tandis que les populations communiquent dans de nombreuses langues nationales et transfrontalières. À plus long terme, rapprocher la communication institutionnelle des langues effectivement parlées pourrait rendre l’intégration plus compréhensible et plus proche des citoyens.

À retenirUne région ne devient véritablement commune que lorsque ses institutions, ses professionnels et ses citoyens disposent des moyens de se comprendre.