La Zone de libre-échange continentale africaine vise à construire un marché africain plus intégré. Pour l’Afrique de l’Ouest, elle ne part pas d’une page blanche : la CEDEAO et l’UEMOA ont déjà développé des règles, des institutions et des pratiques de coopération.
Les régions comme fondations
Les zones de libre-échange des communautés économiques régionales sont considérées comme des composantes de la ZLECAf. L’enjeu consiste donc à relier les systèmes existants, à réduire leurs incohérences et à éviter que les entreprises aient à naviguer entre des procédures contradictoires.
Transformer la taille en capacité
Un marché plus vaste ne garantit pas automatiquement davantage de production africaine. Les entreprises ont aussi besoin d’énergie, de transport, de financement, de normes compréhensibles et de chaînes de valeur capables de traverser plusieurs pays. L’intégration commerciale doit avancer avec l’intégration productive.
Une occasion pour les économies ouest-africaines
La région peut s’appuyer sur ses ports, ses corridors, son marché urbain et ses institutions pour devenir un espace de connexion entre l’Atlantique, le Sahel et le reste du continent. Cela demande de penser les projets nationaux comme les éléments d’un réseau commun.
À retenirLa ZLECAf sera d’autant plus utile à l’Afrique de l’Ouest que la région saura consolider ses propres connexions et parler avec une stratégie cohérente.